Littérature
       &  cinéma
 
Les frères ennemis
 
 
 
Quelques notes 

Pour être précis, ce site part d'une impression, de pistes de recherche personnelles : il y a comme une affinité entre le cinéma et la littérature, voire la B.D., une même façon de les aimer, et une parenté profonde dans leur nature même. 

Ils sont traités si différemment pourtant ! Je ne peux pas m'empêcher de trouver ça stupide, cette différence d'approche entre le film et le roman. On nous entretient beaucoup trop de technique pour le cinéma par exemple : sous prétexte qu'on parle d'un film, il faudrait forcément faire un sort à tous les aspects de la réalisation, il faudrait donner son avis sur la lumière, le cadrage, le montage, etc. 
Pour la littérature au contraire, il est admis, réclamé même, de ne pas rentrer dans les détails -  peut-être pour ne pas avoir le sentiment de retourner à l'école, ou de crainte du jargon, bien moins aimé qu'au cinéma ; car, c'est vrai après tout, l'écrivain n'a pas d'équipe technique, pas d'histoire de tournage, ni rien - en somme, toute sa rhétorique ne vaudra jamais un travelling... 
Bref, on ne m'empéchera pas de penser qu'il y a là deux extrêmes, ou plus exactement deux vrais malentendus : comme si dans un cas, le jargon du métier se suffisait à lui-même, et comme si dans l'autre, on pouvait en rester aux émotions vagues. C'est se foutre de l'auteur dans les deux cas. On n'écrit pas un film pour réaliser un beau "flash-back" ; mais on a besoin d'un minimum d'outillage pour décrire et comprendre le boulot de l'artiste, quel qu'il soit. 
C'est aussi pour cela que j'aimerais ici rapprocher un peu ces différents modes d'expression : montrer le lien qui unit les différents arts du récit. 
D'ailleurs, quand on aime une oeuvre, un film ou un livre par exemple, on l'aime souvent de la même façon - on aime en parler, y repenser, en rêver, et même se disputer dessus. L'intimité entre certains films et ses spectateurs est ainsi très proche de l'intimité du lecteur avec son livre. Et c'est justement ce type de films qu'on pourrait aller voir seul sans regret, peut-être même le type de films qu'il vaut mieux aller voir seul - pour que les copains ne vous charient pas à la sortie. 
Bref, c'est exactement ce type de films, ce type de livres, que je vous invite à rencontrer ici, pour en parler. Ce pourrait être l'occasion de prendre du recul sur ce que nous aimons, d'interroger ces oeuvres qui nous marquent sans que l'on sache jamais pourquoi... Essayer pour une fois de comprendre ce qui nous touche. 
 

 
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Le moine sirènologue vient en droite ligne de la bande dessinée de Bourgeon Le dernier chant des Malaterre.
 
Dernière mise à jour : 05.08.98
http://altern.org/cinerie/littcine.htm
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